Ce texte est l'oeuvre d'un chrétien. Seulement, si on enlève les allusions à Dieu, je trouve qu'il s'adresse à n'importe qui comme s'il ne l'était pas. Je crois que même en étant d'une autre religion ou athée, ce texte peut vouloir dire quelque chose... Je crois que même quand on ne croit pas en une religion, on peut rester ouvert à son message et se l'approprier. Parallèlement, je crois qu'un croyant doit être ouvert aux messages profanes et des autres religions... Fin de parenthèse, car la réflexion n'est pas là.
(Même si on ne désire pas se marier, le texte vaut à mes yeux si l'on remplace les termes de mariage par ceux d'amour... Quand on sait combien la plupart des couples abandonnent
lorsqu'ils se rendent compte qu'ils ne peuvent pas vivre éternellement de leurs "rentes d'amour de
gens mariés"... Ces mots ont beaucoup de sens)On attribue ce texte à Charles Péguy.
« Cela m'étonne toujours, dit Dieu, d'entendre les gens dire :
- Nous sommes mariés!... Comme si on se mariait un jour !
Laissez-moi rire.
Comme si on se mariait une fois pour toutes.
Ils croient que c'est arrivé, et qu'ils peuvent vivre, vivre de leurs rentes d'amour de gens mariés.
Comme si on se mariait un jour.
Comme s'il suffisait de se donner une fois, une fois pour toutes.
Comme si Moi-même j'avais fait le monde en un jour ; comme s'il ne fallait pas, à tout prix, pour un bon sens enfin, se marier tous les jours que je fais.
Les hommes ne doutent de rien!
Deux moitiés ont tant à marier!
Quand on a été vingt ans seul, jeune homme seul, jeune fille seule, si différents, de souches étrangères l'une et l'autre depuis des générations d'antan.
Que de choses à donner et à recevoir. Que de choses à recevoir et à donner, mes enfants ! »
Par Julien Lecomte
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Publié dans : Archives et annexes
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Communauté : Questions de société
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