1. Du point de vue théorique :
- Une lutte contre le "prêt-à-penser" et tout ce qui en découle (racisme, notamment), contre l'absence d'attention envers autrui et contre la violence qui en résulte...
- Pour l'écoute, la construction, le dialogue. Trop souvent, on voit la discussion comme une guerre. On veut gagner, écraser l'autre, démolir ses idées. Alors qu'il y a du bon dans -presque-
tout. Plus de paix, de "constructivité", de solidarité.

Ca fait élection de Miss, certains
trouveront ça candide, mais c'est au fond tellement important. C'est tellement simple et pourtant si peu appliqué. Un sourire, une attention, une oreille attentive et compréhensive...
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(H. Arendt : la "banalité" du mal : tout homme est capable du pire. Il "suffit" pour cela qu'il n'exerce pas son jugement éthique. Cela n'a rien à voir avec l'intelligence, c'est pour moi une
question d'attention à autrui, et même à soi-même dans de nombreux cas. Tout homme, dans l'adversité (la faim, la folie, le rejet par la société, la stigmatisation, la pauvreté, les douleurs,
etc.) peut commettre les pires actes. Un double enjeu : d'une part, chercher à résoudre les problèmes du mondre, les problèmes "sociaux" (en un sens très très larges, de causes "externes",
"déterministes") qui font que l'homme "s'abandonne" au mal, et d'autre part, lutter contre l'absence d'attention, d'altruisme et d'ouverture en tant que tels (agir "libre" de
l'individu).
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- Un combat contre la critique "gratuite", pour une critique "constructive" : on ne peut pas se contenter de tout dénoncer, de blâmer tout le monde, sans proposer d'alternatives ; on ne peut pas
tout casser sans reconstruire quelque chose de mieux! C'est ça qu'il faut entendre par une critique constructive. Même si une critique est pertinente, je ne trouve pas qu'elle est bonne tant
qu'il n'y a pas un stade de reconstruction par la suite. En bref, une critique est vraiment bonne quand elle construit, et non quand elle détruit.
- Une importance à l'humilité et à l'écoute, qui font défaut aujourd'hui, remplacées par la lutte et l'égoisme.
- Une lutte contre le dogmatisme et le relativisme, qui constituent de véritables muselières pour la société, qui freinent la réflexion et l'échange argumenté : il faut s'engager, prendre
position, tant que l'on reste ouvert au débat rationnel.
- Une articulation, une synthèse entre les différents points de vue qui s'opposent faussement (aide sociale et responsabilisation, par exemple).
- Une lutte pour l'homme, malgré les horreurs qu'il a commises, ses dérives, sa violence. Je pense résolument que l'on peut améliorer les choses. Pour la paix, donc, aussi.
- Une lutte contre les clivages simplistes, les fermetures d'esprit, lorsqu'ils alimentent le conflit et l'imbécilité (violence envers autrui, égoisme, impossibilité de se décentrer de son point
de vue obtus,...) : clivages politiques (gauche-droite), jeunes-vieux, hommes-femmes, clivages culturels (religions), clivages territoriaux (étrangers,...), sportifs (équipes de sport), etc. etc.
OUI, des différences existent, mais NON il ne faut pas se focaliser sur une simple différence, sur un point de vue simpliste, alors que le monde est compliqué, SURTOUT lorsqu'il s'agit de
stigmatiser un groupe, ou encore d'alimenter une certaine violence, un conflit.
- Une sorte de combat pour le "juste milieu", peut-être, aussi...
- En résumé, une lutte CONTRE le dogmatisme et le relativisme (rejet de points de vue), catégorisation non remise en question (//
biais de confirmation), étiquetage (labelling) et stigmatisation, haine "identitaire", non compréhension, conformisme, et POUR l'attention à autrui, l'écoute, l'ouverture, l'humilité, la
paix,...
2. Du point de vue pratique :
- Une lutte contre les clivages politiques, lorsqu'ils sont exacerbés dans un show qui n'a plus de sens
- Une envie d'agir au niveau des gens, des relations, des sentiments et des douleurs premières. Ca veut dire de sourire aux gens, de leur parler. Je vois énormément de tristesse et de douleur.
C'est au niveau des personnes qu'il faut faire quelque chose. Un rien, c'est déjà tellement. La paix en famille, entre voisins. Les proches quoi. Tout le monde le

pense, mais qui le fait?
- La relation mise au centre, la pensée à autrui, responsable, qui s'assume, qui est consciente... A l'encontre d'une société où l'égo est roi, individualiste. L'altruisme et l'empathie.
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GTO, un "simple" manga... Parce qu'un homme "simple" qui parle aux gens est parfois bien plus important qu'un homme de pouvoir
qui tire les ficelles de la société... Parce que les conventions et traditions sont secondaires par rapport à l'Homme. C'était le cas de personnages tels que Socrate, Jésus et bien
d'autres... Parce que l'art, aussi, peut nous apprendre beaucoup sur notre société. [Cf. Comment introduire des questions philosophiques
ou sociales via un manga?]
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- Contre la politesse "conventionnelle", les règles et dogmes de bienséance sans fondement, qui sont juste des manières pour ceux qui les respectent de discriminer les autres, de les mépriser.
Contre le mépris. Par contre, un sourire, un "bonjour", une proposition de porter le sac d'une personne âgée, etc. sont des choses à mes yeux primordiales : l'agir est non pas pour un principe
(inique), mais pour des choses simples gratuites, bienveillantes et qui ne coutent pas grand chose...
- Une envie profonde que des cours d'éthique (qui suscitent la réflexion, ne sont pas moralisateurs, et qui tentent de trouver un socle de valeurs communes à toute culture (toute culture digne de
ce nom, et non les barbares qui font la promotion de la haine ou de la violence)) et des cours de critique de l'information voient le jour et progressent. Cela est lié à ma lutte contre le
"prêt-à-penser", qui met en évidence le mauvais rôle souvent tenu par les médias.
- Une articulation entre prévention, punition et réinsertion au sujet de la violence, en cessant de nier l'un de ces pôles, avec une adaptation des peines en fonction de critères "humains".
- L'idéal que l'Europe ne soit pas qu'économique, mais gère aussi le social, la justice et légifère pour que tout ne soit pas "laisser-faire, laisser-aller" comme en Amérique. Cela concerne le
pouvoir absolu de 2 instances principalement : l'économique et le médiatique. Il faut les encadrer.
- Un aménagement des prisons pour que celles-ci soient plus propices à la réinsertion.
- Une logique de taxation responsabilisante (on taxe ceux qui polluent, ceux qui ruinent leur santé, mettent les autres en danger... plutot que ceux qui travaillent) : notamment des taxes pour
les compagnies aériennes, les gros 4x4, les produits de luxe,... [NB : j'ai lancé de telles idées bien avant la création de "bonus/malus" pour les voitures, par exemple, en fonction de leur
consommation de CO2].